Lorsqu’au début du XVIIe siècle, Gênes puissance coloniale de la Corse, décide de développer l'arboriculture en Corse, le village, qui possède des oliviers à l'état sauvage, va connaître le début de son âge d’or.En effet, dès 1607, ordre est donné de les greffer.
A compter de cette date, et durant plus de trois siècles, Lama va connaître le rythme des récoltes d’olives et de la fabrication de l'huile d'olive.Son oliveraie va, au fil du temps, s’accroître de telle manière, qu’elle atteindra le nombre de 35 000 pieds d'oliviers, et qu’elle sera l’une des plus importantes de Corse, voire de France.
Comme les autres villages de l’intérieur de la Corse, Lama va voir ses structures agro-pastorales s’étioler.Les deux guerres mondiales, dans lesquelles de nombreux corses vont combattre et périr, vont précipiter le village sur la voie du déclin. De plus, le 27 Août 1971, un immense incendie, poussé par un vent violent, remonte la vallée de l'Ostriconi. En seulement une journée, ce feu annihile le labeur de trois siècles d'oliveraie, consumant ses 35 000 pieds d’oliviers, laissant un village exsangue.
On trouve encore de nombreux pressoirs ( "e fabriche" - à traction hydraulique près de la rivière, "i franghji" - à traction animale), de grandes meules de granit et des auges taillées dans la pierre...

Lama va, comme les autres villages corses, connaître progressivement la disparition de ses structures agro-pastorales. La saignée des deux guerres va accélérer le déclin jusqu'au coup de grâce qui sera donné le 27 Août 1971. Ce jour là, un immense incendie remontant la vallée de l'Ostriconi anéantit en un après-midi l'oliveraie, brûlant 35 000 oliviers, laissant le village agonisant sur son piton rocheux. |